La facturation électronique va devenir la norme pour toutes les entreprises françaises assujetties à la TVA. Au-delà d’une simple évolution technique, c’est un véritable changement de culture de la facture, avec des impacts directs sur votre trésorerie, vos retards de paiement et le recouvrement de vos créances.
Chez BM Services, nous voyons cette réforme comme une opportunité de sécuriser le cycle de facturation à condition de bien anticiper.
1. Rappel : qu’est-ce que la facturation électronique obligatoire ?
La facturation électronique (« e-invoicing ») ne se limite pas à envoyer une facture PDF par e-mail.
Dans le cadre de la réforme française, il s’agit :
- d’émettre et recevoir des factures structurées dans un format normalisé (Factur-X, UBL, CII, etc.)
- via une plateforme certifiée :
- une Plateforme de Dématérialisation Partenaire (PDP),
- ou le Portail Public de Facturation (PPF), géré par l’État.Ministère de l’Économie
- une Plateforme de Dématérialisation Partenaire (PDP),
- avec transmission automatique de certaines données à l’administration fiscale (c’est le e-reporting).
Objectif pour l’État : lutter contre la fraude à la TVA, automatiser les contrôles et fiabiliser les données. Objectif pour les entreprises : mieux suivre les flux de factures, accélérer les paiements et réduire les litiges.fnfe-mpe.org
2. Le nouveau calendrier 2026–2027 : qui est concerné et quand ?
La loi de finances pour 2024 a fixé un nouveau calendrier pour la généralisation de la facturation électronique.Ministère de l’Économie+1
Obligation de recevoir des factures électroniques
- À partir du 1ᵉʳ septembre 2026 :
👉 toutes les entreprises assujetties à la TVA (grandes, ETI, PME, micro-entreprises) devront être capables de recevoir des factures électroniques.
Obligation d’émettre des factures électroniques
- 1ᵉʳ septembre 2026
👉 Obligation d’émettre des factures électroniques pour :- les grandes entreprises,
- les ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire).
- les grandes entreprises,
- 1ᵉʳ septembre 2027
👉 Obligation d’émettre des factures électroniques pour :- les PME,
- les TPE et micro-entreprises.Ministère de l’Économie+1
- les PME,
En pratique : même une petite structure B2B travaillant avec quelques clients professionnels devra à terme émettre et recevoir ses factures via une plateforme adaptée.
3. Facturation électronique : quels impacts sur vos impayés et votre recouvrement ?
La réforme n’est pas qu’un sujet comptable ou informatique. Elle touche tout le cycle client, du devis au recouvrement.
3.1. Traçabilité renforcée : moins de contestations de factures
Avec la facturation électronique :
- la date de dépôt, de transmission et de réception de la facture est tracée,
- les mentions obligatoires sont normalisées,
- les informations (SIREN, TVA, adresses…) sont plus facilement contrôlées en amont.Ministère de l’Économie
Résultat :
✅ moins de factures perdues ou « jamais reçues »,
✅ moins de litiges sur les dates de facturation ou de réception,
✅ un socle plus solide pour exiger le paiement dans les délais légaux.
Pour un service de recouvrement comme le nôtre, cette traçabilité est un atout : elle renforce le dossier de preuve en cas de relance ferme ou de procédure contentieuse.
3.2. Des délais de paiement mieux maîtrisés
Grâce à la dématérialisation structurée :
- le délai entre la réalisation de la prestation et l’émission de la facture peut être réduit,
- la facture est reçue plus rapidement par le client (plus de courrier postal, moins de PDF perdus dans les boîtes mail),
- certains clients pourront intégrer automatiquement les factures dans leurs systèmes, ce qui peut accélérer le traitement comptable et donc le paiement.
En contrepartie :
- une facture électronique bloquée (données erronées, plateforme mal paramétrée, mauvais SIREN…) peut retarder le paiement,
- les retards de configuration technique peuvent créer un goulot d’étranglement au moment de la bascule.
D’où l’importance d’anticiper la mise en place pour ne pas se retrouver avec un pic d’impayés techniques.
3.3. Un meilleur pilotage du poste clients
La centralisation des données sur les plateformes de facturation et de e-reporting permet :
- une meilleure visualisation du portefeuille de factures (émises, reçues, en attente, en retard),
- la possibilité de croiser plus finement les informations : montant, délai, historique de paiement, comportement par client.
Pour BM Services Recouvrement, cet environnement offre la possibilité, à terme, d’exploiter des données plus fiables pour :
- prioriser les actions de recouvrement,
- identifier tôt les comportements à risque,
- construire des stratégies de relance plus ciblées.
4. Vos obligations pratiques : ce qu’il faut anticiper dès maintenant
Même si l’obligation démarre officiellement en 2026–2027, attendre la dernière minute est risqué. Voici les grands chantiers à anticiper.
4.1. Choisir votre mode de connexion (PPF ou plateforme partenaire)
Vous aurez le choix entre :
- Le Portail Public de Facturation (PPF), gratuit, proposé par l’État ;
- Une ou plusieurs Plateformes de Dématérialisation Partenaires (PDP), immatriculées par l’administration fiscale, souvent intégrées à vos ERP ou logiciels de facturation.Ministère de l’Économie+1
Le bon choix dépendra :
- de votre volume de factures,
- de votre organisation interne (comptabilité centralisée ou multi-sites),
- de vos outils actuels (logiciel de facturation, ERP, CRM).
4.2. Mettre vos données clients en ordre
Une facturation électronique fiable suppose :
- des coordonnées clients propres :
- SIREN/SIRET,
- numéro de TVA intracommunautaire,
- raison sociale exacte,
- adresses de facturation correctes ;
- SIREN/SIRET,
- des conditions générales de vente (CGV) à jour (délais de paiement, pénalités de retard, indemnité forfaitaire de recouvrement, etc.) ;
- une politique interne claire sur la validation des devis, bons de commande et livraisons.
Tout défaut de données peut se traduire par une facture refusée ou non intégrée… donc un paiement qui n’arrive pas.
4.3. Adapter vos processus de relance et de recouvrement
La réforme est l’occasion de revoir votre processus de recouvrement :
- quand commence le délai de paiement (à l’émission, à la réception ?) ;
- à quel moment démarre la relance amiable ;
- comment intégrer les preuves électroniques (log de la plateforme, accusés techniques) dans vos dossiers de relance ;
- comment formaliser les mises en demeure en vous appuyant sur les éléments issus de la e-facturation.
Chez BM Services Recouvrement, nous intégrons déjà ces aspects dans notre accompagnement pour que l’outil de facturation électronique devienne un levier et non une contrainte.
5. Facturation électronique & recouvrement : comment nous pouvons vous accompagner
La facturation électronique ne remplacera pas un processus de recouvrement structuré. En revanche, elle peut le rendre plus :
- rapide,
- documenté,
- professionnel.
En tant que partenaire spécialisé, nous pouvons :
- vous aider à cartographier votre cycle de facturation (de la commande au paiement),
- identifier les points de friction actuels qui génèrent des retards ou des litiges,
- adapter votre stratégie de relance à ce nouveau contexte (utilisation des dates tracées, des preuves électroniques, etc.),
- prendre en charge le recouvrement amiable et contentieux des factures qui restent impayées malgré un système électronique en place.
L’objectif : faire en sorte que la facturation électronique améliore réellement votre trésorerie et votre taux d’encaissement, et ne se limite pas à une contrainte réglementaire.
6. Plan d’action concret pour votre entreprise
Pour résumer, voici un plan d’action que nous recommandons à nos clients :
- Faire un état des lieux
- Comment émettez-vous vos factures aujourd’hui ?
- Vos données clients sont-elles fiables ?
- Vos délais de paiement sont-ils respectés ?
- Comment émettez-vous vos factures aujourd’hui ?
- Choisir votre solution de facturation électronique
- Échange avec votre expert-comptable, votre éditeur de logiciel, vos équipes internes.
- Décision PPF / PDP / autre solution connectée.
- Échange avec votre expert-comptable, votre éditeur de logiciel, vos équipes internes.
- Nettoyer votre base clients
- Vérification systématique des SIREN, TVA, coordonnées, adresses de facturation.
- Mise à jour de vos CGV, notamment sur les retards de paiement.
- Vérification systématique des SIREN, TVA, coordonnées, adresses de facturation.
- Tester la facturation électronique en amont
- Lancer une phase de pilote avec quelques clients volontaires.
- Identifier les points de blocage (formats, référentiels, process internes).
- Lancer une phase de pilote avec quelques clients volontaires.
- Formaliser un processus de recouvrement adapté
- Définir des scénarios de relance basés sur les dates électroniques (émission, réception, échéance).
- Préparer les modèles de courriers et de mails appuyés sur les preuves de dépôt/réception.
- Définir des scénarios de relance basés sur les dates électroniques (émission, réception, échéance).
- S’appuyer sur un partenaire de recouvrement
- Externaliser les dossiers les plus sensibles ou les montants importants.
- Mettre en place un reporting régulier sur les impayés, les actions menées et les taux de récupération.
- Externaliser les dossiers les plus sensibles ou les montants importants.
La facturation électronique obligatoire est inévitable et désormais précisément cadrée dans le temps : 2026–2027 seront des années de bascule pour toutes les entreprises françaises.Ministère de l’Économie+1
Plutôt que de la subir, c’est le bon moment pour :
- sécuriser votre cycle de facturation,
- réduire vos litiges,
- professionnaliser votre recouvrement.
Chez BM Services Recouvrement, nous considérons que la meilleure facture est celle qui est claire, traçable… et payée dans les délais. La facturation électronique peut vous aider à atteindre cet objectif, à condition de bien vous préparer.

