Après une accalmie en début d’année, le 2ᵉ trimestre 2025 marque un vrai changement de rythme : les retards de paiement repartent nettement à la hausse. Pour de nombreuses entreprises, ce n’est pas seulement un “irritant” administratif : c’est un sujet de trésorerie, de risque client, et parfois de survie quand l’effet domino s’installe.
Dans cet article, on fait le point sur les chiffres clés observés à fin juin 2025, les secteurs les plus exposés, et surtout les actions concrètes à mettre en place pour réduire les impayés et accélérer les encaissements.

Les chiffres à retenir à fin juin 2025
Les données publiées pour la fin du mois de juin 2025 montrent une dégradation marquée :
- Le retard de paiement moyen progresse fortement entre le T1 et le T2 2025 : 16,48 jours → 19,07 jours, soit +15,7 % en un trimestre.
- Sur 12 mois glissants, la tendance reste orientée à la hausse (progression indiquée comme significative).
Ce retour de tension efface une partie des améliorations observées précédemment et remet les entreprises (notamment les plus petites) face à un risque classique : financer involontairement leurs clients.
Quand les plus grands payeurs ralentissent, tout le monde trinque
Un point ressort très clairement : la dégradation est fortement tirée par les structures les plus importantes.
- La part de factures réglées “à l’échéance” par les grandes entreprises chute fortement sur le trimestre (indicateur en baisse nette).
- Le retard moyen des grandes entreprises augmente et la tendance s’étend aussi aux ETI.
Pour une PME ou une TPE, le problème est simple : quand un gros client paie plus tard, ce sont vos charges (salaires, URSSAF, fournisseurs) qui n’attendent pas.
Focus : hôpitaux et santé, un signal d’alerte
Certains segments affichent des niveaux de retard très préoccupants. Exemple marquant : le secteur hospitalier.
- Hôpitaux publics : ~31 jours de retard moyen
- Hôpitaux privés : ~18 jours
Sans entrer dans le juridique, ces niveaux attirent l’attention car ils illustrent une réalité : quand les délais explosent dans un secteur, les fournisseurs (souvent des PME) se retrouvent à absorber le choc.

Quels secteurs s’en sortent le mieux… et lesquels décrochent ?
À fin juin 2025, certains secteurs restent relativement plus “disciplinés”, tandis que d’autres se détériorent nettement.
Parmi les secteurs les plus vertueux, on retrouve notamment :
- Commerce et réparation automobile
- Agriculture / sylviculture / pêche
- Industries extractives
Parmi les secteurs les plus en difficulté, on retrouve :
- Services administratifs et de soutien
- Information et communication
- Santé humaine et action sociale
On observe aussi des signaux d’alerte sur des activités où la trésorerie peut être structurellement tendue (ex : immobilier).

Pourquoi ça se dégrade ? 3 causes fréquentes (côté terrain)
Même si chaque entreprise a sa réalité, on retrouve souvent ces facteurs :
- Trésoreries sous pression : coûts qui restent élevés, financement plus exigeant, arbitrages internes.
- Pilotage du poste clients insuffisant : relances trop tardives, litiges non cadrés, conditions de paiement floues.
- Normalisation du “je paie en retard” : plus les retards deviennent courants, plus ils se propagent.
À noter : le sujet est suffisamment structurant pour faire l’objet de publications et d’alertes régulières (Observatoire des délais de paiement, analyses économiques, etc.).
Plan d’action : réduire les retards sans abîmer la relation commerciale
Chez BM Services Recouvrement, l’approche est simple : anticiper, encaisser, préserver la relation.
Concrètement, voici une méthode pragmatique (et applicable) :
1) Sécuriser avant de vendre
- Vérifier la solvabilité (scoring, signaux faibles, encours)
- Définir un encours maximum et des conditions de paiement cohérentes
2) Rendre la facture “imparable”
- Mentions obligatoires
- Échéance claire + coordonnées de paiement + process de contestation
3) Déclencher les relances tôt (et toujours au même rythme)
- J+1 : relance courtoise
- J+7 : relance structurée + proposition de solution
- J+15 : mise en demeure / pré-contentieux (selon contexte)
4) Traiter les litiges tout de suite (sinon, la facture “meurt”)
Un litige non cadré = un paiement qui glisse de semaines en semaines.
5) Formaliser des plans de paiement (quand c’est pertinent)
L’objectif est d’encaisser, pas de “gagner un débat”.
6) Externaliser quand le volume ou le risque augmente
En marque blanche ou en externalisation, l’intérêt est double : accélérer l’encaissement et soulager vos équipes.
7) Suivre 3 indicateurs toutes les semaines
- Balance âgée
- DSO (délai moyen d’encaissement)
- Part des retards > 30 / 60 jours
Conclusion
Le T2 2025 rappelle une règle simple : les retards de paiement reviennent vite quand l’économie se tend — et ils touchent d’abord ceux qui ont le moins de marge de manœuvre.
Si vous voulez sécuriser vos encaissements sans dégrader la relation client, BM Services Recouvrement peut vous accompagner sur la gestion du risque client, la gestion opérationnelle du poste clients et le recouvrement amiable
Contact BM Services Recouvrement :
- Marseille – 10 T Boulevard Gaston Ramon, 13009
- Téléphone : 06 22 13 91 70
- E-mail : bmservices26@gmail.com

